Archive mensuelle de avril 2016

Rétablissement (recovery)

Mouvement international citoyenneté et santé mentale

 thème : Rétablissement (recovery)

source: Site Internet « Pleinecitoyennete »

Le rétablissement est une démarche personnelle de réappropriation de pouvoir. C’est un courant actuellement dominant en matière de transformation des services et politiques de santé mentale un peu partout dans le monde, en particulier dans les pays anglo-saxons, par exemple en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Irlande, aux États-Unis et au Canada.

On considère que le rétablissement a pour origine trois sources.

  • Premièrement, le mouvement des personnes utilisatrices de services de santé mentale, remontant aux années 1960, a fait en sorte que ces personnes se sont mises à revendiquer davantage d’autonomie et d’indépendance face au modèle biomédical de la maladie mentale.
  • Deuxièmement, à partir des années 1970, tout un corpus d’études cliniques et longitudinales associées à la désinstitutionalisation a permis que soit graduellement invalidé le modèle Kraepelien de dégénérescence continue de la schizophrénie. Les études ont démontré que de nombreuses personnes, dont le pronostic initial prédisait une telle dégénérescence irréversible, réussissaient avec le temps à très bien se tirer d’affaire et le plus surprenant semblait être qu’en fait, plus ces personnes étaient éloignées du système de traitement typiquement curatif, mieux elles se portaient.
  • Troisièmement, les groupes d’entraide entre pairs, par exemple le mouvement des Alcooliques Anonymes et ses dérivés, ont débuté dans les années 1930 et ils reposaient sur le postulat qu’il est possible de recouvrer sa dignité et de mener une vie satisfaisante et significative malgré des reculs ou rechutes occasionnelles. Le fait de côtoyer des pairs ayant passé par là a alors été identifié comme mesure favorisant l’espoir de pouvoir s’en sortir.

Ces trois phases de l’évolution institutionnelle correspondent ainsi aux phases de l’évolution individuelle: après la maladie, le rétablissement et après le rétablissement, le retour à la vie qu’on souhaite mener.

Et de fait, ce qu’il s’agit de retrouver, après avoir réussi à contrôler les symptômes (psychiatrie curative) et avoir réappris à exercer certaines habiletés de fonctionnement (psychiatrie réhabilitative), c’est une citoyenneté pleine et entière (psychiatrie citoyenne).

Au États-Unis, le recovery (rétablissement) est dans l’air depuis plus de 20 ans. Au Québec, nous en parlons officiellement depuis plus de 5 ans. Il semble que ces deux mouvements que sont le rétablissement et la psychiatrie citoyenne, bien qu’ils aient jusqu’ici évolué en parallèle, sont en fait complémentaires. Ainsi, l’une des distinctions à établir entre la psychiatrie citoyenne et le recovery, c’est que l’aspect politique nous semble plus développé avec la première, bien que le rétablissement peut lui aussi se définir en termes politiques, soit spécifiquement sous forme de politique socio-sanitaire ou de santé mentale. Il semble aussi que le recovery, à l’américaine, reste essentiellement centré sur l’individu et son environnement immédiat, avec toutefois des interventions ayant été démontrées une efficacité.

Au Québec, le rétablissement est l’un des six principes directeurs du Plan d’action en santé mentale: la force des liens du Ministère de la santé et des services sociaux. Ce plan national entré en vigueur en 2005 encadre le développement des ressources et vise à développer :

1) le pouvoir d’agir des usagers et des proches

2) le rétablissement

3) l’accessibilité

4) la continuité des services

5) le partenariat

6) l’efficience du système de soins

Promouvoir les valeurs de la pleine citoyenneté et du rétablissement

http://pleinecitoyennete.com/mouvement-international-citoyennete/le-retablissement/

 

Historique de la prise en charge du handicap psychique

Il y a un siècle, la psychiatrie était un monde fermé et autosuffisant, les patients étaient exclus de la société car parqués dans les asiles. Les découvertes pharmacologiques ont permis d’apaiser les souffrances et d’entrevoir d’autres alternatives de vie hors de l’hôpital (1952…)

Au début des années 60, la France a fait le choix politique d’organiser la psychiatrie en secteurs géographiques et de créer les CMP, donc d’amener les soins en ville.

Sortir de l’hôpital implique de trouver ou retrouver une place dans la société. Par conséquent, différents modes d’accompagnement se sont développés (SAVS, SAJ, centres de réadaptation au travail…)

L’ouverture des portes de l’hôpital a posé de nouvelles questions. La psychiatrie qui était affaire médicale s’est peu à peu confrontée à la société et aux difficultés d’intégration, en tout genres. Les familles des usagers se sont organisées en association pour faire entendre leurs voix et demander des services adaptés aux nouveaux besoins

Les mondes du soin, des familles et du social ont appris à se connaître. A l’heure du partenariat, des réseaux, ils travaillent en collaboration malgré certains désaccords et des points de vue assez différents

Dans ce contexte, la notion de droit des usagers et de leur participation a fait son chemin. Elle a été clairement définie comme une priorité par la loi du 2 février 2002 réformant l’action sociale et médico-sociale, et plus récemment par la loi du 11 février 2005.

L’idée d’entendre la parole et de donner sa place à l’usager a été appuyée par la loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge.

En 2016 « une réponse accompagnée pour tous » va être mise en œuvre dans 23 MDPH à partir du  dispositif d’orientation permanent le DOP. Dorénavant au PPC (plan personnalisé de compensation ) s’ajoutera le PAG (plan d’accompagnement global) celui-ci  introduit dans  la loi de santé 2015 article 89

Extrait GUIDE UNAFAM Bourgogne UNAFAM71

fichier doc historique de la prise en charge H PsY

Maladies mentales et prison en France

Communiqué de presse du 22 mars 2016
La fédération Santé Mentale France a pris connaissance du rapport accablant d’Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, rapport édité le 9 mars dernier et qui constate que « … les préoccupations de sécurité infiltrent les pratiques psychiatriques, et que la crainte des fugues ou le sous-effectif des soignants conduisent à priver les patients de l’attention ou des marges de liberté qui devraient leur être accordées ».

http://www.jim.fr/e-docs/00/02/69/40/carac_photo_1.jpg

Paris, le mardi 5 avril 2016 – L’ONG Human Rights Watch publie aujourd’hui les résultats de ses recherches effectuées entre janvier et juillet 2015 sur la maladie mentale en prison en France.Ces travaux reposent sur la visite de huit prisons et la réalisation d’entretiens de 50 prisonniers (17 femmes et 33 hommes). A cette occasion, Human Rights Watch a également interrogé des membres du personnel pénitentiaire et des équipes médicales.
Pas de données statistiques depuis plus de dix ans…    lire la suite sur :

PRISON EN FRANCE ET MALADIES MENTALES

 

La Perceptions des Français sur la santé mentale

Plus de 7 Français sur 10 s’estiment mal informés sur les questions de santé mentale. Voici un des résultats du baromètre FONDATION FALRET / IPSOS

Ce baromètre permet d’évaluer quelles sont aujourd’hui les perceptions des Français sur la santé mentale, leur degré d’information et de connaissance, alors que plus d’1 Français sur 5 est aujourd’hui concerné au cours de sa vie par un problème de santé mentale.

Nous pouvons ainsi constater que près d’1 Français sur 5 n’est pas en mesure d’identifier correctement ce que représentent les problèmes de santé mentale. Nous retrouvons ces difficultés au moment de reconnaître les problèmes de santé mentale, puisque 83% des Français estiment qu’il est difficile  … lire la suite sur :

Le baromètre santé mentale -fondation FALRET

La recherche sur les maladies psychiatriques à l’honneur

Quatre millions pour mieux comprendre la physiopathologie

Coline Garré, Le Quotidien du Médecin

Seize projets de recherche en psychiatrie se partagent une enveloppe de 4 millions d’euros attribuée par la Fondation pour la recherche médicale (FRM). Leur atout : approfondir la connaissance de la physiopathologie des maladies psychiatriques et développer une approche translationnelle.« 4 millions d’euros, c’est près d’1/5e du budget recherche en psychiatrie », souligne le Pr Pierre Thomas, président de comité scientifique de la FRM, et chef du pôle psychiatrie, médecine légale, médecine en milieu pénitentiaire, au CHRU de Lille.

Autant dire que l’enveloppe de la FRM, à la clef d’un appel à projet thématique lancé en 2014, est significative pour une discipline qui reste le « parent pauvre de la recherche », notamment biomédicale, en ne représentant que 2 % de ses investissements globaux (soit 24,8 millions d’euros, selon les chiffres publiés par Karine Chevreul et col. en 2012, dans « The Journal of Clinical Psychiatry »).

Les maladies psychiatriques touchent 12 millions de personnes en France

La dépression toucherait entre 4 et 5 millions de Français, les troubles bipolaires, 1 à 2,5 % de la population, la schizophrénie, 1 % et les troubles du spectre autisme, 1 enfant sur 160. En 2011, l’observatoire national du suicide a recensé 11 400 décès volontaires en France. Quant au coût pour la société, la facture des maladies psychiatries se chiffrerait entre 107 et 109 milliards d’euros par an.

Microbiote, stimulation cérébrale, phénomènes inflammatoires

Malgré les progrès en génétique et en imagerie cérébrale …lire la suite sur :

recherche et psychiatrie

 




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